RADKO RADKOV PDF Imprimer Envoyer



RADKO RADKOV





Le poète dans son jardin

BIOGRAPHIE

Radko Radkov est sans aucun doute le plus grand poète que la Bulgarie ait jamais connu. Né le 31 janvier 1940 à Veliko Tarnovo, l’ancienne capitale du pays, dans une famille appartenant à la vieille noblesse terrienne, il fait ses études primaires et secondaires au séminaire de Tchérépiche, petit village blotti dans les plis du vieux Balkan.
En 1960, il entre à l’Université de Sofia où il étudie le bulgare, le latin et le grec ancien. C’est sur les bancs de l’Université que nous nous sommes connus. Sorti majeur de sa promotion, il travaille à l’Académie des Sciences et des Lettres bulgare. Il enseigne l’ancien grec à l’Université de Veliko Tarnovo.
Radko Radkov est l’auteur de plus de 25 pièces de théâtre et d’une dizaine de recueils de poésies. Il est lauréat de nombreux prix littéraires dont le Grand Prix International Solenzara de Poésie [Paris – France]. Cette haute distinction lui a été attribuée à deux reprises, cas unique dans l’histoire de l’Institut.
Il est chevalier de la culture française. Par ailleurs, Radko Radkov obtient la médaille d’argent du Sénat français et la médaille d’or « Sofrony Vrachanksi » [Bulgarie] pour l’ensemble de ses œuvres.
Il est membre de l’Union des Ecrivains bulgares et rédacteur en chef du département « littératures antiques » aux éditions « Narodna kultura ».
Radko Radkov est citoyen d’honneur de la ville de Gabrovo, Bulgarie.
Actuellement, il partage son temps entre Sofia et Veliko Tarnovo.

Athanase Vantchev de Thracy



Le poète et son épouse

ELEGIE PAÏENNE

(IXe siècle apr. J.-C.)

Le soleil s’est éteint et tous les bruits se sont tus,
Une brise fraîche se lève du fond de la vallée !
Et il suffit, pour te sentir profondément heureux
De croire qu’un bel esprit
Habite dans chaque calice de fleur,
Que chaque léger frisson du vent
Est le mouvement aérien d’une nymphe,
Que la couronne tressée de cimes illuminées
Est un autel sacré où brûlent
Les derniers rayons du crépuscule.
Pour être heureux, il faut que tu comprennes
Que tout ton corps est un éclat vivant
De l’Unité divine de l’Être !
Traduit du bulgare en français par Athanase Vantchev de Thracy





Le poète et sa soeur

Le château de Rhodes

Une dense obscurité venue des temps passés,
Dans cette obscurité que mon âme connaît,
Je vois les doux contours d’une main de cire
Porter un candélabre aux flammes vivantes.
Mais que veut dire cette porte béante au fond du couloir,
Cette porte où bientôt s’engouffreront à tout jamais
La main de cire, le candélabre
Et les flammes vivantes ?
Traduit du bulgare en français par Athanase Vantchev de Thracy





Le poète et son épouse

Non, je ne peux pas chanter

Non, je ne peux pas chanter comme Jean le Damascène,
Je ne suis ni sage ni pénétrant théologien comme lui.
Je bois du vin en compagnie de mes amis gaillards
Et je partage avec les belles esclaves halées
Le pain quotidien et l’amour humain.

Non, je n’orne pas l’autel de Dieu de cierges coûteux,
Je n’invoque pas d’une voix émue le très suave Seigneur Jésus,
Je vends des oiseaux dans les marchés
Laissant flotter dans l’air plus doux que le miel
Mes boucles de jeune homme insouciant.

Modeste païen, j’aime
La fine bruine de mars qui mouille mon front,
J’aime courir à l’aube avec les ruisseaux rapides vers la vallée,
J’aime les jaunes chatons des saules
Qui, telle une claire ondée printanière, ruissellent sur mon visage.

Ah, que se taisent les sombres philosophes,
Qu’ils ne parlent plus de mort !
Regarde les lys éblouissants des champs,
Admire les créatures sans nombre,
Ils te diront mieux que ces penseurs
Le sens caché au cœur de l’Univers.

Non, je n’ai pas la voix du Damascène,
Je ne suis qu’un pauvre oiseleur,
Mais c’est moi, ma frêle religieuse, c’est moi
Qui ai lâché dans le jardin de ton couvent austère
Mon rossignol, afin qu’il déverse à ta fenêtre,
Dans la profonde obscurité de la nuit
Ses mélodies d’amour !

Traduit du bulgare en français par Athanase Vantchev de Thracy



Le poète à 40 ans



Pour la deuxième fois, chose exceptionnelle, RADKO RADKOV, le plus grand poète bulgare contemporain, obtient le Grand Prix Solenzara de Poésie pour l’ensemble de ses œuvres de poète et dramaturge et  plus spécialement pour sa pièce de théâtre « Veillée du peuple consacrée à la mémoire de l’Apôtre ». Voici la lettre que l’Institut a adressée à l’heureux récipiendaire :

Lettre adressée au poète par l'Institut Culturel de Solenzara :

INSTITUT CULTUREL DE SOLENZARA
134, rue du lieutenant-colonel de Montbrison
92500 Rueil-Malmaison
FRANCE
Tél. / Fax : (33) 1 47 14 16 24



Le Jury de l’Institut Culturel de Solenzara a décidé à l’unanimité d’attribuer, pour la seconde fois, et à titre exceptionnel, son

GRAND PRIX SOLENZARA DE POESIE 2004

au remarquable poète bulgare

RADKO RADKOV

pour sa pièce en vers

« VEILLEE DU PEUPLE CONSACREE A LA MEMOIRE DE L’APOTRE »

(Vsenarodno bdenie za Apostola).

Par la beauté de sa langue, par la profondeur de ses personnages, par la force de son génie poétique, cette pièce mérite de figurer parmi les plus grands chefs-d’œuvre de la littérature mondiale.

Jacques-François FRANCHI

Président de l’Institut

Fait à Paris, ce samedi 21 février 2004                                                    





Mise à jour le Samedi, 27 Février 2010 17:10